Silencio

Ceci est une réactualisation, un passage... Textes, humeurs, musique video et chroniques seront de mise! Bonne consultation

26 mars 2009

Poésie parlée - 2

Note: Toutes les phrases écrites en police et/ou caractère différent sont des "samples" textuels, provenant de texte musical, du cut-up. Bonne lecture

K(c)ut-on

Des panoramas d’idées, pornographies d’images

On retient notre souffle

On a rien pour nous, on hésite

[Indices de lenteur...]

Dans les couleurs, on croit voir une alliance déjantée de symboles

Dans les sons – Scène de meurtre et police démontée - des arrangements puissants, pensés, dansants

Dans les images, clés d’analyse, des agencements instantanés

On est tyrannisé

Pourquoi ?

Parce que nous sommes sans réponses, sans rien

Dans un corps déjà trop fénéant pour survivre à ses propres appels

On ne se levera pas,

Terrorisés, effrayés, faux et surjoués

Baliser des territoires

Mitonner des terroristes, black Panthers

Le free Jazz de chicago, colonial

Underground resistance dans les sphères de la techno 

Un bon dosage  d’exaltation  et de réflexion

Je n’ai plus confiance en la démarche humaine en général. Ce qu’on cherche, on le cherche volontairement à côté / Donnant la parole à un discours jusque-là censuré 

Plus rien de vital ne sort de nos entreprises. On vise la conservation, un léthé d’enfer

Si seulement il nous était permis d’aimer, sans penser

sans devoir croire qu’on a encore des bénéfices à en tirer

En ce début de siècle, c’est l’amour même qui a disparu – déformé dans les médias mainstream

De lui on s’est lassé, comme des anciens dogmes

Recentrer l’homme pour enfin s’en passer

A part la jouissance éphemère, que nous reste-t-il ?

Dans notre course, on ne cesse de trébucher pour faire mine ensuite de ne pas être tombé

On ne va plus au monde avec l’ouverture de l’amour

Notre seul rempart, c’est l’hostilité : plus de partage, mais de l’imposition

S’imposer au monde comme si celui-ci nous avait rejetés!

Critique avec la connaissance et l’expérience, comme si celles-ci nous avaient menacés !

Notre art est toujours déjà périmé ?

Qu’est-ce donc à dire que l’homme possède l’artifice poétique ?

On ne saisit même plus qu’on a un rôle à jouer, A priori plus sentimental que politique

Pour nous, le monde est un terrain de jeu gardé par des chiens rageux !

Donc on enjambe plus les grilles du monde, de peur de se faire manger

On ne joue plus avec la vie, on la subit en la transformant en plaisir d’y séjourner

On est jaloux de ce qui nous a précédé

Si on continue, on finira par avoir honte de notre temps,

Celui qui nous est accordé : [écho à de squelettiques arpèges acoustiques d’un folk désabusé ] 

Le cours du temps semble s’être stoppé, vu que plus rien de grand ne s’y passe pour le déterminer – L’homme chante les mains de sa grand-mère

Ainsi notre imagination n’amène plus que des perspectives érronées, tronquées :

Trop ambitieuses que pour être réalisées

La claque est trop brutale pour être digérée

ILS DEMONTRERONT QU’AUCUN COUP DE FEU N’A éTé TIRé DE L’INTéRIEUR

Si aujourd’hui on asseyait la beauté sur nos genoux,

On dirait d’elle qu’elle est handicapée !

L’alchimie du verbe est lointaine quand on lit nos poèmes

[Voire la transparence, des visages livides d’hommes en sursis, fantomatiques jusqu’à leur éventuelle résurrection]

Dont le sens s’est peu à peu confiné, peu à peu réduit à des considérations injustes sur ce qui nous est donné à vivre

Notre âme se dessine maintenant comme un océean dans lequel on ose plus plonger – PHRASéS DE L’ABÎME - parce qu’on ne sait plus nager.

L’enfer des villes est magnétisé

on est attiré vers la lumière artificielle comme des aimants involontaires

Que peut-on dire de nous ?

Qu’on est désolidarisé, qu’on avance seul, que notre être est solitaire

Détachement et courtes furies

Une meute de loups désolidarisés

Onicosmo, 25/03/09

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19 mars 2009

Poésie parlée

Annulé

 

Quelques routes sont dépassées,

Quelques chemins déroutés

Une série de sérigraphes qui perdent l’à part

Une série d’artistes qui serrent les cartes

D’épitaphes en récit d’affres malheureux

De prises de claques, de notes qui fracassent ces rubriques

Ces commentaires aphones, qui perdent leurs voix

Bric-à-brac fourmillant d’art schmet, d’allemagne

D’Ivoire d’afrique, en France comme en Espagne

Des roulements clairs d’idées d’espaces

Hypothalamus frileux, pâle-anémique

Les hommes digressent l’ultime ivresse sainte

Où chaque seconde sale, au tic du cadran qui glace

Attaque le sang et place sur le divan psychanalytique

Pratique douteuse et sinueuse, en vrac

Don gaspillé, digne, philarmonique

Théorisant d’un grand ding

L’âme humaine, tremblante ou chevrotante

 

Cloués au bec névrotique

L’oisillon s’éjecte du nid

On a percé son oeil

On a voulu sa mort

Assassinat, encore

D’un coup d’aiguille ou d’un coup de flingue

On a voulu l’endormir

L’oiseau du temps devait être mort-né

Mais, cyclique, il est identique au prochain

Comme on va le décider

Maintenant

 

 

Soi aussi

Moi également

Je n’ai que faire de mon temps

Je le perds, en riant

A tort

Il n’y aura pas de Zoom

Puisque je suis dedans

Temporel

J’aspire à être prolongé

L’instant d’un soupir

Mais dès que je veux rester

Ce poème est un raté

 

Onicosmo – 19/03/09

 

 

 

 

 

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