25 novembre 2008
Poèmes - [2]
Chers amis, avec qui j'ai passé ces derniers mois, du moins majoritairement (il en manque plein bien-sûr, qui n'en sont pas moins importants pour mes yeux), appréciez ces récentes visions, témoignage de mon offre envers vous, moi qui ai du mal à le faire autrement. Merci à vous, Bonne lecture
Visions cosmiques d’amitiés
Aurélien B.
L’éternel
Source de vie, apparition bénie
Le dénouement des chaînes
Un lien ultime
L’ami infini
De qui émanent des rayons de révolte
Intègre totalité chaotique
Un énorme feu ardent, intérieur
Le corps qui se dresse
Le respect calme
Un habitant de l’absolu
Partage si précieux
Un homme comète
Terrible enfant sauvage
L’ami d’une vie
Le feu de tes yeux
Dans tes peurs, dans ta haine
Dans l’incompréhension
Espoir, force, violence
Synthèse fulgurante
Poète acté – corporel
Other side
Humilité bienveillante
Benoît H.
Dans ses mains ruisselle un filet agile
Des larmes aux éclats, des rires aux promesses
Quant à sa maigre stature, de laquelle s’envole l’élégance
On sent un travail, un maçon habile, une marque
Construit avec de la paille, de la chair, du sable
Liés avec le sang, foudroyé par l’âme
Calomnié par l’essence, Un jaillissement humain
Un ami cher, un feu ardent qui réchauffe nos muscles et nos membres
Au creux de son doux visage, finemement taillé
Amenuisé avec le talent d’un sculpteur,
Un enfant dyonisien
Et dans sa poigne, un fleuve Amical
Si en toi j’ai perçu une gêne timide,
Si dans ta féminité lévite un mystère
C’est le fond de ton don
Ton talent que je salue,
Une griffe dans mon regard
Une marque
Une mélodie qui reste en tête
Tendresse foudroyante
Bertrand W.
Un fond marin, un espace généreux et tumultueux
Une étendue chaotique et impénétrable
Dans ses yeux se dessine du vent
La puissance des tempêtes – Tumutle obsédant
Taillé dans de la roche, dans l’eau glaciale
Né dans la chaleur des étendues terriennes
Enfant éssouflé, tendre offre totale et intégrale
Une étoile véhémente qui illumine
Un rire authentique
Redresse ton dos
Crie nous ta puissance
Cette puissance d’aimer, de donner
Qu’on sache tes merveilles
Nulle amnésie
Une cicatrice déterminante
Flamme de zèle ardente
Ta place s’étend ici, un trône dégarni : enfant rêveur, ami humain
La beauté inébranlable
Gaelle S.
Lumière qui se découvre par courts instants
Dans la fragilité d’un murmure, d’un sourire
La grâce de la volonté de vie
Subtiles visions
La douceur féline d’une caresse infime
Terrible lame
Céleste appel dans une voix faible, pure
L’être d’une danse
Appel muet, profondeur
Atma
Gisement dans la nuit
Une réserve qui touche
Elan et soulèvement, haletante
Dans le murmure de l’effort
L’envoi d’une mansuétude
Solaire brasier caché, plein de cicatrices
Soin - féminin
Candeur légère
Pupilles infinies
Dans le teint bleuté sous ses yeux
La tendresse calme d’une mer et la rage d’un océan
Une pluie d’été – douce, blessée
Chaleur sensible
Christophe D.
Vue d’un horizon
Majestueuse arborescence de vie
Pulsion nourrissante
Dont les racines gisent dans le courant d’un torrent
Gentillesse ineffable
Sacré par l’aide du jour
Âme debout, les rires et l’amitié tiennent dans ces longs bras
Haute qualité intraduisible
Authentique note
Composé
Habité
Eveillé
Enfant terrible, révolté
Levé de soleil
Particularité belle et inouïe
Fou transporté et ardent ami
Atlas
Fils et joyaux
Dans tes souvenirs,
Tes peurs,
Craintes fragiles
Homme, profondément humain
Joueur de bonté
Cherifa B.
Choriste vitale
Le chant du corps, tension onirique
Une grâce infinie, terrienne
Le visage du soleil
Des pieds nomades
Couleurs d’antipodes
Extrêmes unifiés,
Exode de l’âme dans l’autre réalité
Dans le noir de ses cheveux se trace
L’infini coma lumineux
Un pont entre-sensible
Et un oeil avisé
Une course qui devient danse
Et dans les blessures sanglantes
Les siennes
Un art, un habit
Expression et rage
Tempêtes de flammes
Chaos et désolation divine
L’amie – intelligence
Crie nous cette expressivité incarnée
Et ta tendresse tant recherchée
Gilles H.
Havre sensible
Couleur froide d’apparence
La fureur dans sa chevelure
Individu extravagant
Halo de lumière, communication planétaire
L’envoi d’une alerte
Celle d’un attendrissement marqué
Enfoui au fond, puis qui resurgit
Roi
Libre et lié
Il se lèvera quand le bateau entrera
Dans l’humour, dans la révolte
Et nuls mots courants
Aucunes langues n’expriment
Avec suffisance
L’âme gisante et intraduisible
Dans les contrastes de son expression
S’esquisse un visage solide
Vigoureuse pulsion de vie
Amitié, chère
Démiurge indécis
Kévin W.
Saisisseur insaisissable
Sacrement invisible
Peuple sentimental
Le travail de textures infinies
Un oeil ultime, précis
Et une peau imprégnée par le monde
Dans un constat
Mille sursauts de folie
Rires sérieux
Poésie de la représentation
Dans la soif du dialogue,
Du partage
La marque d’un homme touché
Brûlé au fer rouge
Alliage solide
Mécanique entretenue et soignée
Ouverture de génie
Faculté de saisir, dans l’instant
L’important
Penseur libre,
Asile brutal de l’imperceptible
Expression
Spontané
Matthieu B.
Perdu
Envolé dans l’aube
Dans ces blancheurs candides
Un sourire généreux
Torture pour les regrets
Dans l’incompréhension
Des lucioles d’espoir et d’insurrection
Approche fluorescente de la réalité
Dans l’engagement
Dans la violence des actes humains
Poète polymorphe et allumé
Franchise sacrée
Hilarité caractéristique
Onomatopée de la révélation
Terrible enfant de l’espace et de la forêt
Un ilôt routard
Un clandestin, va-nu-pieds
Musicien de la joie et du désespoir
Saisissants extrêmes qui convergent
En un seul point – Fuyant à qui n’est pas attentif
Djinn infini
Alexis W.
L’intègre
Derrière lequel suffisent
Quelques élans et quelques paroles
Pour être figé dans la surprise
Un univers de dissonances
Mais assemblées
Qui surgissent dans l’inattendu
L’éveil d’un sentiment profond
Une puissance intraduisible
Imperceptible
Un refuge de questions
Dont le réponses n’implorent que son dévouement
Une attache certaine
Une confiance indépassable
L’âme de l’attention
Du recueil des contradictions
Celles qui nous touchent tous
Dans le plus profond de nôtre être
Une expression timide
Dans un monde D’ouragans de surprises
Young K. G.
Célèbre étonnement
Ebahissement et stupéfaction
Liés dans le creux d’un jeune homme
Sauvage, léger, élancé comme le vent
Disparate et omniprésent
Le salut des petits bien-êtres
Sensualité virulente
Dans une agression poly-forme
Celle d’une livraison
D’une offrande de franchise et d’Amitiés
La délicatesse du soin
De l’attention
La plongée dans un avenir flou
Trouble
Mais ponctué d’instants
De jaillissements poétiques
Un solo underground
Une perle rare
L’appel de la reconnaissance
L’éveil du rire de respect
Une âme de conseil
De réconfort
Un bel esprit fulgurant
Un homme-filant, brillant
Logique surprenante et mystique
Onicosmo, Le 25/11/08
21 novembre 2008
Poèmes - [1]
Une nouvelle série. Merci vous tous.
Tard le soir
Dure journée ce soir, rude tourmente
Au revoir les grands sentiments
Je laisse à la solitude le soin et l’aimable
Dans la musique, je me plonge en moi-même, plus stable
Comme une guitare qui crie,
Comme un enfant qui tremble
Comme un rythme éssouflé,
Endiablé
Séjourné
Mon coeur cogne dur et sec
Le sang jaillit, âcre, gluant, rance
J’ai un manque fort,
Sournois - qui me tord
J’aime, un peu de tout
Et je n’ai rien, rien du tout
Mais
Je survis, vivant et violent
Amant
Nicolas Marion, le 21/11/08
10 novembre 2008
Poems - 20
Dernier d'une petite série sur l'art, l'homme, l'artiste, l'amour et le monde,
Merci pour vos lectures, Onicosmo.
De chair ivre
Vite évidente, Johanne m’évite
Sans recours, pleine de distance
Je vois sa silhouette qui périclite
S’éffaçant dans le souvenir, son esquisse
Quelques traits se figent sur le papier
Ma mémoire s’attache au dessin nié,
à ses couleurs chaudes. De son corps
Jaillit encore un souffle et un effort
Dans ma triste solitude, je murmure
Quelques mots qui lévitent et me quittent
S’éloignant dans la nuit noire et obscure
Pour se loger dans son intimité secrète
Un antre féminin, un mystère extatique
L’élévation de mon esprit dans les sursauts solaires
Au petit jour, l’éveil s’affiche, ardent
Et quand l’aimée resurgit, soudainement
Un voile m’irrite l’iris qui, de froid, se déguise polaire
Métamorphose
Le temps d’une journée, au fond de l’instinct
Nait un amour nouveau, plus grand, plus violent
Une passion suffocante qui me brûle l’intestin
L’amour du perdu, du lointain, de l’absent
Sous son emprise, le sang est bouillant
Du manque éclot une beauté, une idée pure
L’art se fait vivant, dans une rage massacrante
L’artiste vient au monde dans la rupture
Nicolas Marion, Le 10/11/2008
02 novembre 2008
Poems - 19
Avant-poème
A toi, frère céleste et coloré
Cher semblable, esprit, maître
Dans ces lignes de nouveauté
Vois-tu cette apparence de l’être ?
Et dans ces vers que je dédie
A l’amour, la haine et le temps
Trouve-t-on l’espoir ou l’envie
L’ennui de la vie et de l’amant ?
Subtil toi, elle, je te souhaite de bonnes moissons
Une bonne récolte, une culture suffisante
Et dans mes fleurs de tabac et de boissons,
Puisse-tu trouver quelques insomnies bienveillantes
En mon âme je t’offre, indirectement
Un fantasme textuel apparent
Et entre mes lettres - alphabet nourissant -
Quelques miettes, le sursis
Des tremplins immanents, un cri
Et dans ma hargne, quelque infini
Nicolas Marion, 03/11/2008





