19 septembre 2008
Poems - 17
Et voilà le plus récent. Merci aux visiteurs, bonne lecture.
Glass
J’arrive, Cassandre me l’avait dit
Prendre la route à la dérive, raidi
A l’orée bénie de la chambrée
L’intime conviction s’immisce ambrée
Jalonne les bordures grisaillantes
L’automne fait souffler la terre
Et dans ces bourrasques édifiantes
Se dressera l’avenir gris, un enfer
Le fleuve chantera son prélude
Glacant son attitude caline
Mes sentiments y prennent de l’altitude
Jusqu’au sommet froid qui m’assassine
A l’arrivée, ce sera le néant
Un grand vent frissonant, humide
Les âmes des mes amis absents
Voleront, distantes – le grand vide
Jamais l’amour n’a osé l’entreprendre
Cette montée risquée, cette ascension
Ainsi le sommet de mon coeur tendre
Sera à jamais hanté, gelant, abscons
Qu’on allume un grand feu maintenant
Onicosmo, le 19 septembre 2008
Poems - 16
Un plus ancien mais que j'avais envie de partager, Bonne lecture.
Une balle dans l’avenir
Pour toutes ces choses que l’on voit dépassées,
Oubliées et sans aucun répit
Et pour toutes ces femmes que j’ai rencontrées
Et toutes ces voitures que j’ai empruntées
Je vagabonde
Maitenant que j’ai l’envie et l’energie
Et que le passé git sans vie
Je me lève et adresse un adieu
A tous les anciens
A tous les vieux
J’agite mes mains et reprend les routes
Chaque trait que j’ai esquissé
Et toutes les tentatives de déroute
Au mieux, mes amis les ont défendues
Et ce sentiment de déjà vu
Dès l’aube des espoirs ternis
M’empêche de sentir le temps
Jaunies sont nos rides et nos âmes
Mais je dis adieu à ces histoires dans le vent
J’ai hurlé, et aussi loin que je m’en souvienne
Je n’ai eu aucune aide pour balancer
Entre toi, moi, vous, eux et nous
L’idée que le temps n’est pas infini
Mais, fin des étrennes parsemées
Je cours loin des mauvais coups
Mes pieds sont légers
Pour cet adieu au passé
Oh, je suis maintenant plus jeune qu’avant,
Et les années me soulagent du poids de l’a-dieu
Onicosmo, 21/07/08



