Silencio

Ceci est une réactualisation, un passage... Textes, humeurs, musique video et chroniques seront de mise! Bonne consultation

28 décembre 2007

Coupe-Jarret - [Onicosmo]

Donnez moi, Amours et routes enlacées,

Les voyages d'un point catastrophe à la lumière vibrante,

Je veux entendre le cri de la balle qui ciselle l'espace, et

qui, en un mouvement, brise l'avenir divin dans l'attente.

Pour celle qui tue, congéniteurs forcés,

La mère hurle de douleur, Le père

lui, ne peut qu'exprimer une certaine fierté

pour celle qui d'un coup, frappe l'outrancier.

Et nous, que dire de l'affront saisissant?

La vitesse folle de l'esprit mourant,

la rapidité de son retour sensible

Le coup fatal porte bien l'âme cible.

Temps de faire deuil du souverrain-bien,

Temps d'aimer la chair, même lacérée,

Temps pour l'amour qui tue d'une main,

Temps du plaisir de voir tuer.

Nous verrons comment, dans son corps frais,

L'amour devient vite une amie cyanure.

Mais tu sais bien que ça ne serait pas vrai...

Bien sûr.

[Onicosmo - december 07]

Voila, ai tenté d'utiliser plein de clichés et d'en faire quelque chose de potable,

C'est bof, mais l'idée me plait.

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26 décembre 2007

Systématique

L'or rapide du fusain, bronze du soleil levant marqué profondément sur l'aine du long fil tubulairement épais. Créateur à bout de souffle qui toujours proclame la longue obscurité lumineuse de points en points, survole la nuit, picole le jour, systématique profondeur calculée.

La logique du pourtour mathématique, néant créatif absent de la plante noire, rose des sables perdue dans l'herbe, abscence catégorique du fin sentiment amoureux, la veine tremble, le sang passe, l'identité s'estompe.

Configurer son existence dans les

coordonnées du possible,

Voila ce qui pour moi, profite à

L'être sensible.

Peu à peu, ça se dessine, possibilité d'un avenir, systématique.

nebuleuse_orion

[Onicosmo]

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Du bruit dans l'année

Tirer le bruit, sans ecouter, je vois des orifices marqués par l'insouciante pesanteur du fait sans sens. Naissance de rayons blanchâtres, espérance diffère de l'homme heureux.

Le sang ne veut plus faire surface au cours de la douleur parcourue de frissons, sans vouloir paraitre loufoque. Douce chaleur brûlant la peau humifiée de serviettes bleues azurées, les plantes grimpent.

Le sifflement bat des ailes sans pouvoir plâner, qui desire l'homme obtu de l'angle des idées fumeuses qui de tout temps fuient et restent accrochées.

Pour qui vouloir sans guignol, Bach en bois et os en grêle, la neige parcoure les perces-elle-mêmes, il faut mourrir ou prendre la tangente, Meurs! Ou disons, sous la boue du malheureux créatif, studieuse fiction du beau paraître, la vanité s'en va galante, du rhum de Roms, caravanes Polonaises et chevaux chevauchés à nu!

Quatre points, la vie minuscule, dans cinq ans j'en aurais trois, et inversément, qui relie les instances? La baise, l'amour, l'amitié, la frustration.

bacon_01

[Onicosmo]

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10 décembre 2007

Nuit - [5] suite

Bonne lecture

[Onicosmo]

J’ai fini par trouver après cinq kilomètres de marche le « Window’s cars » sur le flanc droit de l’avenue. Un vieux rade pourri avec une façade terne recouverte de lianes grimpantes, les vitrines exposaient les quelques tondus que le café abritait. Quand je suis rentré, les murs suintaient l’alcool et les faibles couleurs de cette charmante bourgade avaient jaunis tellement la cigarette alliée aux fumées d’héroïne régnaient en ce lieu. Bref, j’ai vite fais le tour pour trouver le bar et me prendre un petit whiskey bleu. L’abruti du bar m’a filé un verre de deux litres fluorescent avec quelques glaçons, il m’a demandé douze Péku, merci, au revoir. Je devais maintenant retrouver le pauvre pay qui m’avait appelé ce matin. Je ne pouvais pas vraiment dire pourquoi mais, d’avoir retrouvé ma mémoire, cette avenue, de revoir ces vieux rades en friches, leur populace, et la beauté de l’infini de l’avenue, ça me filait des relents d’agressivité, j’avais envie d’éclater tout ce qui bougeait ici. La musique du bar était par contre excellentissime : noire, violente, rythmée, parfaitement adaptée au contexte. J’ai soudain aperçu un gars assis sur une presque-table, je devrais plutôt appeler ça une planche. Il me fixait, j’ai pas hésité, je me suis posé à sa table.

Ø On s’est déjà vu, non ?

Ø Hm, mouais, je sais pas. Un whiskey ?

Ø Non, c’est bon, j’ai ce qu’il faut (il sort une bouteille de rhum noir). Qu’est-ce qui t’amènes ?

Ø Je cherche quelqu’un, genre suspect, non ? Ca te dit rien ?

Ø (Il s’allume un cigare) – Ca dépend de ce que tu veux dire par suspect, ducon ? J’ai rien vu, si t’as rien à dire de plus intéressant, dégage.

Rhaa, putain ! La bonne politesse du fond central, j’ai eu envie de lui casser la gueule à ce type. Il fumait son tronc avec une insolence à te foutre en l’air un vieux croulant. Pourtant, j’avoue que je voulais continuer à discuter, il me rappelait un type, c’était peut-être celui que je cherchais. J’ai donc pris la peine d’être un peu plus franc.

Ø (En frappant la table de mon poing) Ecoute-moi bien, petit branleur ! Je cherche un mec dans ton genre, qui fume le cigare et qui bois du whiskey tu vois le genre ? Le genre d’enculé qu’on ne peut pas encadrer, alors, si tu veux faire la grande gueule, c’est toi qui lève ton froc rouillé et qui fous le camp, putain !

Ø Hé, tranquille mec ! Je t’ai rien demandé moi, c’est toi qui frise ici. Je connais un type s’tu veux, va voir dans l’arrière salle, tu verra au fond, y’a quelqu’un qui ressemble à ta description, alors vas-y, amène lui un whiskey.

Ø File moi un cigare s’il-te-plait. Merci

J’ai allumé la bête, j’ai acheté la bouteille de bleu et je suis passé en arrière salle. J’ai vu un type, cigare en main, il avait déjà descendu une bouteille. Je me suis approché, j’ai vu ses cheveux bouclés à l’excès, sa peau lisse de beau gosse, et le monceau de mégots dans le cendrier. C’est bon, c’était lui. Je devais être sur. Je me suis approché.

Ø Philos ?

Ø Ouais ? Putain d’enfoiré ? T’es là enfin ?

Ø (avec un air abruti) Gars ça fait…

Ø Sept ans mec, ouais ouais. J’ai chié pour te faire venir ici !

Ø Et comment ! (On s’est embrassé)

Ø Juste, avant toute chose, on bouge d’ici ?

Ø Quand tu veux, c’est quoi ce rade pourri que t’as choisi ?

Ø Ok, Révolution ?

Ø Ca roule.

On s’est levé, il a pris son cigare et l’a éteint sur le crâne d’un vieux con juste à côté de nous. On a balancé la table sur le bar, chopé le barman qu’on a balancé ensuite. On a pris une bouteille à vingt péku et on est parti en courant. « Et viva la revoluzione ! »

ForbiddenDuality

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02 décembre 2007

Satori à Paris

Satori à Paris

Démo en ligne

www.myspace.com/satoriaparis

Posté par onicosmo à 17:20 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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