Silencio

Ceci est une réactualisation, un passage... Textes, humeurs, musique video et chroniques seront de mise! Bonne consultation

04 octobre 2007

Nuit - Fin [3]

Voila qui clotûre la trinité! Voilà aussi qui vient lancer la machine! Accrochez-vous, svp, ca vaut le coup!

             Je marchais, sans limites, la course à mains et les pieds au corps.  D’une longue avenue à cette lune à Venus, parcourus de frais à frissons. Parcouru à tatons, je vois ces fleurs qui jalonnent les bords du boulevard, deux trois clochards qui transpirent de glace et qui font virevolter la poussière, l’énergie abrupte d’une histoire sans fin, l’éternel désir du mieux : j’aime cette femme, j’aime cette vie, ainsi je décolle et je prends vie, un peu. En long et en large, j’ai croisé un homme. De noir vétu, et des blancs saugrenus dans la pensée. Il s’appelle Hans, Hans Marazito. « Bonjour. BONJOUR ! », n’osant pas répondre, je fuis en tête d’une armée d’idées folles. « Hom so sin Fail Hat e zie Zap pas en Kor…» - « Stop/+ sans quoi je ne comprendrai jamais rien […]». Il avait brisé quelque chose, je ne savais rien, sauf ça. Appelle-t-on ça une révélation ? De toutes parts, je frissone, je fantasme.  « Alors, vous êtes dans la marine c’est bien cela ? », de quoi pouvait-il bien parler ce cœur délabré, sans aucune âme. La beauté pour moi réside dans le visage, on est marqué ou non, comme un tatouage à l’haine, sans frictions. Pourquoi la marine ? La profondeur des mers enflammées, le feu créateur. Je le sais, je bouillonne, je me consumme mais c’est indispensable. Si seulement une femme posait ses mains froides sur mon torse, elles brûleraient d’une passion, une haute pression, comme un marin qui, face au raz-de-marée reste stoïque, il ne quitte pas son amour, il y croit, fermement. « Comme je le vois, tu es celui qui est, mais tu ne fixe pas tes orages, ta folie te brûle, mais ne craint rien, la lueur t’éclaire comme une étoile qui, vingt ans auparavant, est morte, disparue à jamais. Mais toi, tu continue. Ta vie est guidée par l’instance, le travail mal fait subordonne ton projet, où vas-tu ? » - « Je vais me trouver ce qu’il faut, avec le même bonheur, depuis déjà vingt ans, c’est cela je te dis, mon moi, c’est mon bonheur, La Constante, ma ligne déterminatrice ! ». Je m’émeut ainsi d’un sans-abri plus humble que le dernier intellectuel refoulé, j’aime le silence profond. Quelle responsabilité peut-on donner aux avènements inattendus ? Cette douce mélodie mélancolique me perce sans m’évanouir totalement, sa douce voix résonne en moi, et j’hurle de joie et de mystère. Le mythe de l’artiste enfoui, l’alarme de la maladie, tout conduit à la mort libératrice, mais c’est à la vie qu’il importe d’accorder son crédit, et c’est comme ca qu’on y arrivera – Beauté, femme, amitié, créature, œuvre -. « Je pars, sois sûr que je t’accompagne, car, tu l’as surement déjà compris, tu n’as pour le moment rencontré que ta propre personne, mais tes délires me plaisent et m’enveloppent, je te suis et me refonds enfin en toi, je t’ai manqué, mais te voilà complet, cohérent. Merci. ». Une larme, je cligne des yeux. Ca brille, de façon violente. Qu’ai-je vu ? Rien. Devant moi, une avenue, des arbres, des graviers, une douce brise. Je respire et là, une mini tornade de sable s’envole puis disparaît, je me sens bien. Au loin, je la vois, elle arrive. « Mais où t’étais ? » - Bienvenue Pinoko, bienvenue. Je suis revenu !

[onicosmo]

h_kokoschka

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