29 juillet 2007
Nuit - [0] - [1] - [2]
J'ai longtemps hésité à publier cette esquisse, mais voilà le début de mon projet littéraire principal, si quelqu'un aime, ca me ferais plaisir(ou pas) de savoir pourquoi, comment, quand, sous quoi, etc...
Cela dit voici les premières pages de "Nuit", signées N.M....
« Nuit », par MARION N.
Nuit … Nuit, désertique Journée, peuplée – Tournée, en avance, je parcours cela.
Me voilà, petit d’au-dessus, grand d’en dessous, infime en contre-plongée, je suis seul et animé dans une étendue, cette étendue surface vallonnée aux teintes vertes, dorées. Bercé par les sons bleus, parcouru de frissons et emporté par les vents - Sinistres détails - soirs bleus d’été, sueurs fraiches en plein front, face à cette étrange forme fixée dans le sable. Un long et haut cercle épais regorgeant de couleurs saturnales, anneau puissant sensible porté en haut divinement. Les astres brillent, la lune rayonne, et la vie m’emplit de fraicheur nocturne, lumière blanche qui se répand et éclaire, ce soir, mon ciel magnifique. Seul ce cercle brillant est entouré d’ombre, il m’attire et m’inquiète. En contemplation, j’en fais le tour plusieurs fois, et continue de l’observer attentivement, puis ;
Un instant. Il disparait. Un instant. Il réapparait.
Comme un bug, une erreur système. Un son très doux et lointain parcoure mes oreilles et m’envoute, me captive, je suis figé – « Un moment s’il-vous-plait -…- Un moment s’il-vous-plait - » – mon regard est vide mais mon esprit danse, il tourbillonne, mon corps en transe et je tourne de ma tête autour du cercle qui rayonne, éclairé aux lumières des boréales étoiles - « *dégradation du ton de la voix vers le grave* Je t’aime Monsieur, je t’aime monsieur débridé, parle sans rien, sans sens, sans sang, seul mon aura est -…- seule mon -…- est […] à travers cela, ce toi qui vole, tu t’en vas, ne pense - … - Au Revoir - ~ - Au Rev~ir ». Néant Vital, Fin du Cercle.
Une musique aérienne, divine, volante circule dans l’atmosphère calme avec des ensembles de cordes envoutants et le jour et la nuit se confonde, le soleil passe devant la lune lorsqu’il fait noir et la lune brillle sur le soleil du jour eternel, mon corps est étendu une dizaine de centimètres au-dessus du sol et le sable m’envelloppe de ses bras venteux, mes yeux ont viré bleu ciel et le noir de mes pupilles s’est enfui, il forme un nuage au-dessus de ma tête. Ainsi tout est Un et nous sommes Tout. Soudain, je m’éveille, mon corps monte, il s’envole, je laisse le noir de mes yeux derrière moi, mes yeux sont bleus et purs comme de la nacre, sans obscurité et mon âme est ouverte, révélée.
[1]
Sillons, fresques et passages infréquentés, sentiers torrides de sable, froid glacial et envoutant – Ciel marée … étoiles mauves et rouges. En marche vers l’idéal montant, l’élevé du bas, le rayon blanchâtre de mes airs. Des blés dorés sur lesquels rebondissent des nuées, sauvages libellules elfiques et libres. Mes pensées sont tornades et tempêtes, le pays se courbe en forme tubulaire tel mon tunnel personnel interne tout autour de moi. Sur mes pas, le chemin normal. Mais vu de loin, ce tube est entouré de néant. Le vide important, le contour du monde, c’est là l’atteinte, le rêve, l’idéal, de ces chemins torrides naît la beauté, qui mène - ~ ménera là où je m’en vais.
[2]
Distorsion
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Sur la route, je rencontre une fleur, avec des antennes et de longs prolongements noirs extrêmment travaillés continuants ses yeux. Des perles blanches qui brillent dans le noir de sa rétine se dégage un charme chauffant et enduisant. De sa bouche gracieuse et précieuse. De ses dix doigts, prolongements de bras dont on pourrait dire qu’ils sont ailés, sort une question, de jolies sonorités. « D’où cache tu ce caractère cassé, ce sentiment, cette âme sur ton visage, cet amour refoulé ? », « De loin sans ça, sans croquis, sans contours, je m’évanouis… » : sommeil profond, decouvertes [../..*] – « Je suis Paz >/ ; Bienvenue ! ».
Paz est devenue mon amie, nous voyageons, nous marchons – silouhette gracieuse, yeux nacrés, élancée ~ déhanchée, oreilles formées, révellée. Contemplation, amours et fraiches matinées, seins blancs galbés, femme universelle d’âme absolue, le cœur circulaire, je l’ai vue. L’entourage oscille comme une harmonie qui vibre, elle est le monde, elle a l’œil universel, les formes convexes nouvelles et les droites, la pupille vibrante, le regard nettoyé et profond comme un impact, comme le son d’un orgue, comme la mer, commme les mères. L’idéal exprimé, la réalité déportée ; mondes vaporiques, pures idées.
Un son, faisceau lumineux traversant l’horizon qui chauffe comme de l’eau, violence conjuguée |°§ - « Soudain, toi, viens par ici ! Allonge-toi, savoure ce… » -Je m’endors-. Lumière jaillissante, un feu glacial qui explose face à mon âpre visage, un énorme artifice, lumière d’opale. Je m’émerveille, une douce chaleur parcoure mon corps ~ mon sexe, accompagné d’une substance vibrante |sskt| : Horreur, cardiasme ! Une femme, un corps de femme, le visage de notre mère ! Distordue ! Crispations, violence conjuguale |°#°| ! Reveil, un cri, sueurs froides et douceurs matinales. Comble : Paz me mord la langue doucement, la suce gentiment, « Bienvenue chez Toi ! », je la saisis promptement, allumé. Avec ses longues oreilles pointues, l’orient en son âme, elle me serre, m’enlace, et ses yeux se noircissent de plus en plus. Ses rondeurs sur mon torse, nos chevelures entremêlées telles des crinières ondoyantes, unis comme un pulsar. Aux joies de l’amour ! Frayeurs, pénétration chaleureuse, doux va-et-vient obsessionel, je transpire, elle rassure, heureuse.... Gémissements adorables, mesquins. Je lâche prise, la jouissance. Adieu torture-syndrome, à Jamais ! Plus libre que jamais auparavant, je m’éfface, l’encens en mon nez, odeure fragile comme un fragment d’améthyste qui se brise.
L’ambiance est chaude et moite, les tapis luxuriants de couleurs et de longs filets tressés supspendus au toit. Tous deux assis, méditant. Je ressens des caresses, des baisers, des paroles magiques, pourtant je constate : nous ne bougeons pas. Mais nos âmes discutent, elles chantent et convergent. « J’aime… ». « Je suis. » - « Je t’aime, prends mes formes. Modèle ! Crée ! », Fantasmes ? Non. Impressions, des sensations volantes, des odeurs droguantes, c’est ennivrant.
D’une longue reflexion me vient la peur, l’angoisse. Le cauchemard, la rêverie, spasmes-flash, tremblements et stupeurs, quel monde m’entoure, ou plutôt, où suis-je ? Quelqu’un entre et annonce : « Avez-vous vu la catastrophe en extérieur ? ». Sortie consciente, aperçu : de longues routes jaunes et buboniques, du sable en l’air et des ipomées sur les immeubes. Si je suis sorti, c’était pour voir. Là, Je suis vu de tout le monde. Chaque homme à chaque pâle fenêtre me fixe droit – obsrtuction, silence, pesanteur, lumière terne - leurs yeux tirés vers l’arrière, le sourire pointu et triangulaire et la haine viscérale sur la peau. C’est la fuite, la course effrénée. * Changement de décor : Une maisonnette sale, abandonnée. Des bois, de l’herbe (haute), un groupe de gens, cinq femmes et trois hommes.*, les poursuivants toujours plus déments poursuivent à la haine et à la rage des opprimés. Le stress, le sang circule, sensation de non-sortie, arrêt respiratoire conscient malgré possibilité de reveil, orgie bleutée généralisée dans une ambiance lourde, je lèche la petite excroissance / |sskt| : tourmente et reveil, un doigt dans la fente, Paz sourit, les yeux fixes, la bouche pointue, canines en exhibition et ses longs cheveux fins en l’air tel un démon. D’une voie rocailleuse et métallique, elle me dit : « A la page 3, éloge de la fuite ! ».
Commentaires
Ben voilà
Ben voilà, jte l'ai pas encore dit mais j'aime beaucoup, ça me fait penser aux Illuminations de Mr A.R.
Sur ce, on se voit bientôt( ce qui sera pas très compliqué hahaha...)
Kissjes
Zim
...et continue hin!
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